A la veille du Centenaire de la Grande Guerre 1914 - 1918

« Pour ne jamais oublier »
Le Mémorial de l’Escadrille LA FAYETTE.




Si nombre de Français, suivant La Fayette prirent  une part  historique éminente  dans la Guerre d’Indépendance des Etats-Unis,  en retour les Américains n’ont pas manqué de répondre à ce généreux soutien, en s’engageant aux côtés de l’armée française et en contribuant de façon décisive à la victoire de 1918.
Les témoignages abondent  sur leur courage : citons les termes de notre amie Nicole Wilk-Brocard, sur « cette glorieuse aventure,  symbole de l’amitié franco-américaine ». Elle insiste sur « le formidable élan de solidarité qui soulevait ces  jeunes aviateurs américains  venus combattre sur le sol de France,   regroupes au sein de ce qui deviendra « l’Escadrille La Fayette ». Nicole  sait de quoi elle parle,  son père, le Général Brocard, la commandait, et a demandé à reposer auprès de ses compagnons d’armes.
L’héroïsme  de ces aviateurs marqua tellement les esprits que l’idée s’imposa  de perpétuer la mémoire exemplaire de leurs hauts faits, en leur dédiant un monument commémoratif.

Un  ancien pilote, Edgar Guerard Hamilton  fédéra les initiatives et sous son impulsion fut institué, en mars 1923, le « Mémorial de l’Escadrille La Fayette ». Ayant recueilli 1.600.000  francs de l’époque, le Comité  exécutif de l’association confia la réalisation du projet à un Architecte en Chef des Monuments Historiques, Alexandre de Marcel, au talent de qui les rois belges Léopold II et Albert Ier, entre autres,  firent appel.
Edifié entre 1926 et 1928,  aux abords de Marnes-la- Coquette, dans le domaine de  Saint-Cloud, le Mémorial a été classé Monument Historique.

L’homme de l’art prit le parti de choisir le style " Art Déco ", en associant la tradition de la pierre, employée en parement, et la modernité du béton armé, utilisé en structure. Le Mémorial se compose  d’un arc de triomphe central, dont la forme rappelle celle de l’Arc de Triomphe de l’Etoile, encadre par deux portiques couverts, terminés chacun par un pavillon latéral.
Sous cette arche  figure en mosaïque l’emblème de l’Escadrille, une superbe tête de Sioux. Sur les parois latérales sont gravés les noms  de ses  soixante-huit pilotes, ainsi que celui des villes et des régions où ils ont combattu.
De chaque côté, un escalier conduit à la crypte, elle unit deux chapelles, qui  abritent le sarcophage des 49 aviateurs tombés au combat. Les treize vitraux qui éclairent ce sanctuaire rappellent les principales batailles auxquelles ont participé ces héros.
La crypte s’ouvre sur ces versets de la Bible (II. Samuel.1.23)

« Ils n’ont pas été sépares dans leur mort,
Ils étaient plus légers que des aigles,
 Plus forts que les lions »

Ce monument grandiose a subi, hélas les injures du temps. Pierre Antoine Gatier, Architecte en Chef des Monuments Historiques,  RMH Fellow 1991, est en charge de la restauration du monument. Il a prit le parti de restituer au Mémorial  l’intégralité de son aspect initial. Première étape mettre le monument hors d’eau. La crypte a souffert  de graves désordres provoques par un sous sol marécageux. Deuxième étape, traiter les bétons armés  fortement corrodés, puis rétablir le décor de pierre agrafée, ainsi que le dallage en damier de marbre.  
Beaucoup reste encore à faire. Souhaitons qu’à l’ avenir, un mécénat prive vienne épauler les travaux déjà exécutes.

Chaque année, le jour du « Mémorial Day », en présence de l’Ambassadeur des Etats-Unis, l’Escadron de chasse « 2/4 La Fayette », survole cette émouvante cérémonie, présidée par M. Van Kirk Reeves, Président de la « Fondation  Mémorial de l’Escadrille La Fayette ». Elle réunit les Chefs de l’Armée de l’Air, tant française qu’américaine,  de nombreuses personnalités civiles et religieuses.
 


La France n’est pas seule à sauvegarder le souvenir des soldats américains morts pour elle. Récemment, animée par le même esprit, une fondation privée a réunit les fonds qui ont permis de  perpétuer la mémoire de ces héros de la Grande Guerre. A Washington DC, la WWWI Fondation a restaure le Mémorial édifié en 1931, qui rappelle  « la puissance de la Justice et du Droit. »
On remerciera particulièrement la Vice-Présidente de la Fondation, Edith  Elizabeth Brewster, pour ses notes sur la restauration du monument. Le célèbre architecte, Calvin C. Wyeth dessina un dôme classique porté par des colonnes doriques en marbre, inspire par le temple antique de Vesta à Tivoli et du « tempietto » Renaissance de Bramante.
Le triomphe de la démocratie dans la liberté a eu un prix : le sacrifice de milliers d’hommes.

« Ne l’oublions jamais ! »


Par Philippe Martial
Directeur Honoraire du Senat

Richard Morris Hunt toujours présent à Belcourt Castle, Newport. (RI)


Belcourt Castle, situé sur la prestigieuse Bellevue Avenue où se dressent la plupart des « mansions » de l’âge d’or d’Amérique, attendait depuis bien des années, celui ou celle qui saurait lui redonner son lustre d’antan.

Cette « folie » de plus de 4 mille mètres carrés, conçue par le grand architecte Richard Morris Hunt, sut en 2010, conquérir le cœur de Carolyn Rafaelian, fondatrice d’Alex et Ani Jewerlry. Avec Joe Triangelo, son entrepreneur et associe, elle s’en rend acquéreur. Son prix d’achat fut relativement bas, mais les gigantesques travaux de restauration atteignirent vite des sommes astronomiques.

Belcourt, inspire par le pavillon de chasse de Louis XIII,  premier château de ce qui, par la volonté de Louis XIV, deviendra Château de Versailles, sera achevé en 1884.
 
Sans nul doute, l’histoire  de Belcourt Castle est hors du commun.
Construit dans la deuxième partie du XIX eme siècle par Olivier Hazard Perry Belmont, qui demande à Richard Morris Hunt d’en être l’architecte. Hunt vit alors ses dernières années d’activité,  il sera bientôt rejoint par son fils Richard Howland Hunt, fraichement émoulu, lui aussi de l’Ecole des Beaux Arts de Paris.
Belmont, fils du financier Auguste Belmont, est un excentrique, anime par un amour immodéré pour ses chevaux.
A sa demande, l’architecte dessine un bâtiment qui leur sera destiné. Remise à calèches, écuries. Le premier étage leur est donné. Au dessus se trouve la chambre de Belmont, ouvrant sur une salle de bal, ou brille un grand orgue. C’est un ensemble complexe, coloré, avec des décors de stuc à la Mansard, ses façades sont de granit cernées des bandes de briques. Une cour intérieure chapeautée d’une demi-charpente, est décorée d’une forêt de trophées de chasse.

Peu de temps après la fin des travaux, O.H.P.Belmont tombe amoureux de sa voisine Alva Vanderbilt, propriétaire de Marble House, mansion dûe également à Richard Morris Hunt a qui la liait une grande amitié.
Alva, bien connue par ses activités en faveur des suffragettes,  divorce de son mari, épouse M. Belmont et emménage à Belcourt.
Bientôt, les « quartiers » de chevaux dans les pièces à vivre, disparaissent, elle transforme le décor  intérieur, mélange de style gothique, renaissance, elle rajoute une bibliothèque et une chambre à coucher lui étant destinée.
Mr. Belmont meurt  en 1908, Hunt dessine son mausolée. Mais Belcourt va vivre son déclin. En 1940, un entrepreneur essaie d’en faire, sans succès, un musée de l’automobile. Brièvement aussi il fut le siège d’un festival de jazz, rejeté par les voisins. En 1956, les Tinneys l’acquièrent, ils transforment Belcourt en pastiche de l’âge dor et le parent de maints décors provenant de maisons démolies au fil des ans. De cette époque demeure une extraordinaire girouette – hippocampe. N’oublions pas la réception extravagante qui réunit en 1999,  plus de 800 convives, avec un code vestimentaire, - pas de dessous - Suit une période de luttes familiales, entrainant des problèmes financiers. Rapidement la maison se vide, et beauté abandonnée,  se pare de la réputation de maison hantée. 

Aujourd’hui, les travaux continuent, Carolyne Rafaelian a des projets pour Belcourt qu’elle a rebaptise « Belcourt de Newport » sans négliger sa devise : « Sans Peur ». Des l’été prochain, il sera ouvert a la visite, accueillera une galerie d’art,  servira a des événements culturels, sociaux et autres, tous devant être approuves par le « City Council » restant bien dans l’esprit d’élégance qui caractérise cette ville dédiée a la préservation.

Ecole de Chaillot 125ème anniversaire : un livre.

A l’occasion du 125ème anniversaire de l’Ecole de Chaillot, les Editions des Cendres, en collaboration avec la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, publient un livre sur l’histoire de cette prestigieuse école. Ecrit par Florence Contenay, Jean-Marie Pérouse de Montclos et Benjamin Mouton, ce livre retrace la naissance et le développement de l’Ecole, et met en lumière les différentes problématiques liées à la formation des architectes spécialistes du Patrimoine face aux enjeux contemporains.

L’École de Chaillot
Une aventure des savoirs et des pratiques
(Architecture & Patrimoine), Editions des Cendres, 24€

Henri Labrouste (1801-1875), architecte. La structure mise en lumière.

Une Coopération Franco-Américaine.

2012 - Paris- New York - 2013.


Une Exposition
« Henri Labrouste (1801-1875), architecte. La structure mise en lumière. »




Tel est l’intitulé de la récente exposition consacrée à Henri Labrouste, organisée á Paris, en étroite collaboration par Corinne Bélier, commissaire de l’exposition, conservateur en chef du Musée des Monuments Nationaux á La Cite de l’Architecture et du Patrimoine, par Barry Bergdoll, commissaire de l’exposition, Chief Curator du Philip Johnson Department of Architecture and Design au Museum of Modern Art (MOMA) de New-York, et par Marc Le Cœur commissaire de l’exposition, á la Bibliothèque Nationale de France et avec  la participation de l'Académie d'Architecture et de la Bibliothèque Sainte-Geneviève. C’est á Manuelle Gautrand que l’on doit la mise en scène.

Cette coopération bilatérale perdurera au printemps 2013, par l’ouverture de l’exposition Labrouste, au MOMA de New York. (10 Mars au 24 Juin 2013)

C’est la première fois qu’un double hommage de telle envergure, est rendu, des deux côtés de l’Atlantique, à ce chef de file des architectes romantiques que Viollet-le-Duc, pourtant bien plus connu que lui, admirait tant.
Si Labrouste a profondément marqué l’architecture française de son temps, il faut constater combien il a retenu l’attention de bien des architectes aux Etats-Unis. N’oublions pas que Labrouste fut nomme membre de la prestigieuse association du American Institut of Architects (AIA).
Il est source d’inspiration pour Richard Morris Hunt, pour Charles Follen Mc Kim (Boston), pour Louis Sullivan, ou encore Henry-Russell Hitchcock. Tous fervents admirateurs de l’architecture novatrice des deux bibliothèques parisiennes, chefs-d’œuvre de Labrouste : la salle de lecture de la Bibliothèque Nationale de France et la bibliothèque Sainte- Geneviève.
Labrouste y utilise les matériaux et les arts traditionnels, pierre, bois, verre, sculpture et peinture, mais il a l’audace d’y adjoindre de matériaux nouveaux comme la fonte, ou le fer. Sa vision du traitement de la lumière est originale. Il s’aide des technologies nouvelles qui lui permettent de jouer, grâce á un rythme harmonieux de verrières, avec la lumière zénithale, pour de nuit recourir á l’éclairage au gaz si novateur, comme par exemple á la BNF. Sa salle de lecture, classée Monument Historiques, dont la restauration se terminera au printemps 2014, restera de pair avec la Bibliothèque Sainte Geneviève, un modèle iconique d’une avancée architecturale clef, toutes deux « un véritable temple de la connaissance. »

Rédigé par Seyna Bacot.
Traduit par Cynthia Lasserre de Vezeronce


Isabelle Michard

Le premier RMH Scholar
RMH
Scholar: Cinq semaines aux USA
Les anciens sites industriels

Par Isabelle Michard

Il est fascinant et encourageant de constater comment à partir d’une seule action, une série de merveilleuses coïncidences peuvent en découler. Je viens de le vivre!

Le 4 décembre 2011, je me portais candidate au Prix du Richard Morris Hunt Fellowship. Je suis Architecte des Bâtiments de France, Chef de poste de Moselle, au Ministère de la Culture, chargée du patrimoine bâti. Je dois veiller à la qualité et à la cohérence des zones protégées autour de monuments historiques. Devant le RMHF Jury, je présentais mon sujet de recherche: le patrimoine industriel de Moselle, connu pour son industrie, ses usines de fer et d’acier et en particulier ses mines de charbon. Industrie en déshérence aujourd’hui, dans un paysage pollué, inoccupé, d’un avenir plus qu’incertain. Ma candidature ne sera pas retenue, mais le RMHF Jury impacté par l’actualité de mon sujet, décide de créer le premier RMH Scholar Residency. Je deviens le premier RMH Scholar et suis invitée à partir pour cinq semaines de recherche aux Etats Unis.


Le 30 juin 2012, L’UNESCO annonce l’inscription des Mines Nord-Pas-de-Calais, au Patrimoine Mondial. Pour la première fois, un bassin industriel obtient cette distinction. Notre Ministre de la Culture et de la Communication, Madame Aurélie Filippetti déclare: «Avec cette inscription, la valeur universelle et exceptionnelle de ce paysage tout à la fois, culturel, industriel et social rendant hommage au monde disparu de la mine est reconnu» La Moselle n’est pas citée mais il est clair que nous parlons d’un patrimoine universel et que cette prise de conscience révèle un changement des mentalités.

Le 1er juillet 2012, je m’envole pour la côte Est des Etats Unis. Un programme élaboré par AAF, va me permettre de découvrir le patrimoine industriel américain et de comparer l’approche française et américaine qui en est faite, de Philadelphie à Washington, Baltimore, Bethlehem puis Lowell, New Bedford, Nantucket, sans oublier Chicago, Garry.


Je rencontre les élus, les professionnels et les habitants. En tant qu’architecte française habituée à la «concertation» émanant de la loi de 2000: «Solidarité et Renouvellement Urbain», une notion, celle du «neighbourhood organisation»m’intéresse au plus haut point. Les ateliers auquel j’assiste ne consistent pas à présenter «le» document préparé par des professionnels aux résidents et aux associations. Au contraire, le projet est travaillé de concert, débouchant souvent sur un plan-guide, compromis entre les contraintes et les souhaits de chacun.

Autre remarque, à l’inverse de la politique de «tabula rasa» prévalant en général en Moselle, face à ces restes d’un patrimoine associé au chômage, à la pollution aux difficultés économiques, je constate aux USA, une dynamique sociale, politique et financière peu commune pour moi.

Après mes semaines américaines, je caresse l’espoir que la reconversion des sites industriels prendra en compte la présence de bâtiments souvent «marqueurs» du paysage, emblématiques de l’ancienne activité. La hiérarchisation des édifices à conserver s’appuiera sur leurs valeurs architecturales, patrimoniales et symboliques. Leur capacité à se transformer pour accueillir de nouveaux usages et une architecture contemporaine, sera étudiée.

Curieuse coïncidence. Je visite le site totalement reconverti des anciens hauts fourneaux d’Arcelor Mittal de Bethlehem (Pennsylvanie) En Septembre 2012, Arcelor Mittal annonce la fermeture des hauts fourneaux de Gandrange (Moselle) Pouvons nous rêver d’une reconversion … à l’américaine?

La mixité des fonctions et des propriétés doit être une priorité pour permettre la création de lieux de vie diversifiés et pour éviter le risque de la mono-activité redoutable pour l’économie du site et la vie sociale d’une zone géographique beaucoup plus vaste.

État, collectivités s’appuyant sur des règlements d’urbanisme locaux, flexibles, se doivent de rencontrer l’initiative locale privée en une action conjointe afin de garantir l’égalité des chances de territoires dans nos régions encore marquées par la fermeture de ces sites industriels.

Merci de m'avoir fait confiance, pour mener à bien la mission du premier RMH Scholar. J'espère que mon Scholar Final Report sera utile à notre profession.

 

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France.

En novembre 2010, l’UNESCO a inscrit sur la liste des Biens Intangibles du Patrimoine

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France

Les Compagnons, association basée sur une structure et des méthodes datant du Moyen Age, représentent un réseau unique de transmission du savoir et d’identité des métiers. Ils permettent un apprentissage à vie sachant s’adapter aux évolutions du contexte social, tout en respectant le développement et la réussite de l’individu, dans le respect de valeurs morales universelles.

Certains ont pu penser que les Compagnons, si soucieux du respect des traditions, étaient tournés uniquement vers le passé et axés sur les seuls métiers liés à la protection du patrimoine, la réalité est bien différente, ils se sont tournés vers le futur. Dans le passé seuls les hommes pouvaient être Compagnons, aujourd’hui les femmes sont admises a part entière. Les Compagnons savent aussi que leurs compétences doivent se jouer sur un plan international, qu’il leur faut mettre l’accent sur la création et l’innovation, ceci dans tous les secteurs de l’industrie et de l’artisanat.

En juin 2012, Robert Hotes, 2011 RMH Fellow est invité par les Compagnons. C’est de l’intérieur qu’il sera exposé aux grands principes qui sont les leurs:
Le Voyage,
permettant l’épanouissement de l’individu a travers ses expériences personnelles tant en France qu’a l‘étranger.
Le Partage, l’encouragement à ceux qui sont en apprentissage à transmettre leur savoir-faire, convaincus que ce savoir n’est pas un bien personnel.

Bob Hotes suivra les pas des RMH Fellows qui à leur tour ont été accueillis par les Compagnons lors de leur séjour en France.

Nous sommes fiers et reconnaissants que les Compagnons nous considèrent comme des «partenaires».

 

Les Vanderbilt et Richard Morris Hunt à New York

Vision fascinante, d’un monde, d’une époque, d’un des chefs d’œuvre, aujourd’hui disparu, de Richard Morris Hunt.

http://www.city-journal.org/html/6_4_urbanities-the_man_who.html

 

WANG SHU ET LA LEÇON INAUGURALE à L'écOLE DE CHAILLOT à PARIS

Le mardi 31 janvier 2012, pour la première fois, l’école de Chaillot a invité un architecte étranger à prononcer la prestigieuse « Leçon inaugurale ».

WANG SHU,

Global Award for sustainable Architecture en 2007,

Grande médaille d’or de l’Académie d’Architecture de Paris, en 2011

En fevrier 2012, Wang Shu sera le laureat du prestigieux Pritzker Prize. La France avait déjà su reconnaitre son merite exceptionnel.

Diplômé d’architecture à l’université du Sud-Est à Nankin, il obtient son doctorat à l’université Tongji de Shanghaï en 2000.
En 1998, il crée avec sa femme, Lu Wenyu, son agence Amateur Architecture Studio à Hangzhou, où il dirige aujourd’hui le Département d’Architecture de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts.

Il fait preuve d’une approche sensible et poétique du savoir-faire traditionnel, en utilisant un vocabulaire architectural très contemporain.

Parmi ses réalisations :

  • Le musée d’Art contemporain de Ningbo (2006)
  • La rénovation de la rue Zhongshan à Hangzhou
  • Le Jardin des Tuiles à la 10ème Biennale de Venise (2006)
  • Le pavillon Tengtou-Ningbo à l’Exposition universelle à Shanghaï (2010).

WANG SHU s’inscrit dans la tradition de ces leçons inaugurales de l’école de Chaillot, la relation entre la création, l’histoire et le patrimoine. Il redécouvre la tradition, l’assimile et la transcende.

 

Derniere nouvelle de la Cite Radieuse de Le Corbusier

En 1952, Le Corbusier construisait la Cité Radieuse à Marseille.

60 ans après, le 9 Février, un incendie ravage les premiers étages.

Le designer Ora-Ito avait projeté de convertir le gymnase du toit terrasse en centre d'Art Contemporain, s'inscrivant ainsi dans la métamorphose de Marseille Capitale Européenne de la Culture en 2013.

Faisons le vœu que le rêve de Ora-Ito rejoigne celui de Le Corbusier.

 

Le Barnes: Un bâtiment ravissant, mais coupé de la ville

Elsa Ricaud : le 23ème RMHF fellow

Le 3 décembre 2011, un jury franco-américain, le RMHF Jury, s'est réuni à Paris en l’hôtel de Talleyrand, au Centre George C. Marshall et a décerné le prix Richard Morris Hunt Fellowship à
Elsa Ricaud, qui devient ainsi le RMH Fellow 2012.

Jaén, une cathédrale, un parvis, une œuvre « choc » du XXIe siècle

C’est au cœur historique de Jaén que l’architecte Salvador Perez Arroyo a proposé, bien dans la tradition de la Plaza Mayor Castillane, un parvis d’un dessin novateur sublimant la glorieuse façade Renaissance de la cathédrale Santa-Maria, construite sur l’emplacement de l’ancienne mosquée.

Un brillant exemple de l’urbanisme andalou du XXIe siècle : un long chemin semé de débats a été parcouru pour que naisse cette nouvelle agora qui aujourd’hui peut être considérée comme la référence de ce qu’une place devrait être dans toute cité.

La cathédrale s’élance par-delà un espace diaphane, lumineux, d’un « vide » habité de sept fontaines qui s’illuminent la nuit, rythmé par des pavés de cuivre suivant le dessin des piliers de la nef. De cuivre sont aussi les rayons qui forment au sol un cadran solaire. Le sol a été recouvert d’un granit noir venu du Portugal.

La forte présence de l’eau lutte avec efficacité contre la chaleur qui peut régner certains mois de l’année. Et qu’il est bon de se livrer au traditionnel paseo en cet espace, conçu comme un nouveau lieu de convivialité !

Tradition et innovation : c’est par une série de terrasses que le niveau de la rue a été retrouvé, chacune d’elles ponctuée d’un fil lumineux, créant une perspective qui redonne toute majesté à la Cathédrale Santa-Maria, en droite ligne de ce que conçut Andres de Valdelvira, l’architecte du XVIIe siècle qui consacra les derniers 25 ans de sa viesà cette œuvre parlant déjà le langage du barroco.

 

Jaén cathédrale

 

L'œnologue et l'architecte

D'après des informations recueillies et mises en forme par Michèle le Menestrel Ullrich

French Heritage Society reçoit la Médaille de Grand Mécène

Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication, remet la distinction de « Grand Mécène de la culture » à la French Heritage Society

http://www.mecenat.culture.gouv.fr/actu2011.php

Features

At the eve of the century Anniversary of the Great War I, 1914 - 1918

"WE MUST NEVER FORGET"
The Lafayette Escadrille Memorial



 
             
There was historic French participation in the American War of Independance, most famously by Lafayette, and it is undeniable that Americans reciprocated most generously with their decisive aide to the French army in 1918. Many accounts honor their courage.
 
We should quote our friend Nicole Willk-Brocard about " that glorious adventure,symbol of Franco-American friendship".  She emphasizes the "enthusiastic surge of solidarity which inspired these young American pilots" who came to fight on French soil, grouped together in what would become the well-named Escadrille Lafayette.  Nicole has firsthand knowledge; her father, General Brocard, was its commanding officer and he was so imbued with the reigning spirit of solidarity that he requested to be buried with his companions of arms
These pilots were so heroic that it became imperative to perpetuate the memory of their  achievements with a Memorial.
A former pilot, Edgar Guerard Hamilton, coordinated the initiatives and under his impetus, the Memorial of the Escadrille Lafayette was built in March 1923.  Having collected 1,600,000 French francs of the time, the Association's Executive Committee confided the realization of the project to an "Architecte en Chef des Monuments Historiques", member of the Institut, Alexandre de Marcel. A specialist in commemorative works of art, so talented, having received commissions from the Belgian Kings Leopold II and Albert Ier..
 
A monument was erected between 1926 and 1928 on the outskirts of Marnes la Coquette, in the domain of Saint Cloud. today a land marked classified historic monument.
The artist chose to use the art-deco style by combining the traditional use of stone for the facade, but more modern concrete for the structure.
The Memorial is composed of a central triumphal arch, reminiscent of the Arc de Triomphe at the Etoile in Paris, flanked by two covered porticos, each terminated by a lateral  pavilion.
 Under the arch is a mosaic of the Escadrille's emblem, a magnificent head of a Sioux.  The names of the 68 pilots are engraved on the lateral walls, along with the  names of the towns and regions where they fought.
On both sides, stairways lead to a crypt whose two chapels have niches containing the sarcophagi of the 49 pilots who lost their lives.
Remarkable 13 stained glass windows of the sanctuary depict the major battles in which they fought. The crypt opens with this verse from the Bible. (II. Samuel 1.23)
 
"They were not separated in death  
They were lighter than eagles
Stronger than lions"

Every year, on Memorial Day in the presence of the American Ambassador, the fighter squadron "2/4 Lafayette" flies over a moving ceremony presided over by Van Kirk Reeves, Escadrille Lafayette Memorial Foundation President Ranking officers of the French and American Air forces, as well as numerous civilian and religious notables also attend.
 
 
Unfortunately this imposing monument has suffered from age and serious problems caused by a swampy sub-soil and atmospheric pollution. Pierre Antoine Gatier, "Architecte en Chef des Monuments Historiques", 1991 RMH Fellow, is in charge of the Memorial's restoration. He made the choice to return to the original aspect. First step, assure proper drainage of the swamp water. The crypt is suffering of  the condensation of water between the concrete blocks of the vaulted ceiling. Second step: treat the severely rusted reinforced concrete before replacing the stone decoration and marble pavement.
Much remains to be done.
Let us hope that some private funds permit to pursue the works.


 
France is not alone in preserving the memory of those American soldiers who died for its country. Recently, in the same spirit, a private Foundation collected funds to perpetuate the memory of those heroes of the Great War. In Washington DC, WWWI a  World War I Memorial Foundation restored  the Memorial erected in 1931 with the reminder of "the force of Justice and Law".
We wish to particularly thank the Vice-President of the Foundation, Edith Elizabeth Brewster. She provided us with her notes on the restoration of this monument. The famous architect Calvin C Wyeth designed a classic dome supported by marble ionic columns, inspired by the antique temple of Vesta at Tivoli and the Renaissance tiempetto by Bramante.
 
The triumph of democracy and liberty carry a heavy price.
 
"WE  MUST NEVER FORGET!"
 
 
by Philippe Martial
Directeur Honoraire du Senat

Traduction : Cynthia Lasserre de Vezeronce

Richard Morris Hunt Still alive at Belcourt Castle Newport (RI)

Belcourt Castle, located on the prestigious Bellevue Avenue where most of America's "Gilded Age" mansions stand, awaited a person to restore it to its original splendor.
 
Richard Morris Hunt designed this "folie" of over 4,000 square meters and it captured the heart of Carolyn Rafaelian, founder of Alex and Ani Jewelry. She purchased it with her partner and contractor Joe Triangelo. The purchase price was quite low but the magnitude of the restoration was tremendous.
 
The history of Belcourt is unusual.  It was inspired by Louis XIII’s hunting lodge, which eventually became the Chateau of Versailles!  Completed in 1884, it was commissioned by Olivier Perry Belmont and designed by Richard Morris Hunt. Hunt, at this point, was entering the final years of his professional life. Soon he will be joined by his son, Richard Howland Hunt, graduated also from the Beaux Arts in Paris. O H P Belmont, son of Auguste Belmont a successful financier, was a total eccentric, immoderately devoted to his horses.
 
At his request, the architect imagined a stable-cum- bachelor's quarters, the first floor being reserved for horses and carriages.  Belmont's bedroom; one floor higher, opened on to a ballroom, embellished with a pipe organ. This complex, colorful mansard mansion was built of granite and alternating bands of brick and had an elaborate half-timbered interior courtyard emblazoned with hunting trophies. 
 
Not long after the house was finished, Belmont fell in love with his neighbor,  Alva Vanderbilt, owner of Marble House, her own Richard Morris Hunt mansion.  Alva was a well-known "suffragette" and a dear friend of the architect. She divorced her husband, married Mr. Belmont and moved in to Belcourt.  Soon there were no more horses in the living areas, the decor became gothic and renaissance, and she added a library plus her own bedroom!

Belmont died in 1908 - Hunt designed his mausoleum.  Then the years were difficult for Belcourt. In 1940 it almost became an automobile museum.  Later, in the fifties, it hosted the Newport Jazz Festival until the neighbor’s revolt. In 1956, the Tinneys bought it. Belcourt became a sort of "Gilded Age" pastiche, embellished with fragments of houses lost to demolition.  For example, a fantastic seahorse weathervane was, and still is, planted on the roof. The extravagant reception for over 800 people given in 1999 has never been forgotten as the dress code was: no underwear!  For years the house struggled through complicated family and extra-family disputes, its financial situation became precarious and soon it was empty, abandoned, a lost beauty, justifying its reputation as haunted.
 
Today, Mrs. Rafaelian has plans for Belcourt, rechristened »Belcourt of Newport", without neglecting its motto "without fear".  Next summer Belcourt will be opened to the public for mansion tours, will host an Art Gallery, as well as cultural, social and other events, providing their approval by the City Council.  Always in the spirit of elegance, in the image of Newport's dedication to preservation.

Ecole de Chaillot 125th Anniversary: A publication.

To mark the 125th anniversary of the Ecole de Chaillot, the Editions des Cendres, in collaboration with the Cité de l'Architecture et du Patrimoine, have published a book on the school's remarkable history. Written by Florence Contenay, Jean-Marie de Montclos and Benjamin Mouton, this book retraces the birth and development of the school, emphasizing the different problems inherent in the training of architects specializing in patrimony yet facing contemporary challenges.
                                          
 "L'Ecole de Chaillot
 Une Aventure des Savoirs et des Pratiques"
 (Architecture et Patrimoine)
 Editions des Cendres, Cite de l'Architecture et du Patrimoine.
 24 Euros.

Henri Labrouste (1801- 1875), architect. Highlighting the structure

A FRENCH – AMERICAN COOPERATION

2012 - Paris – New York - 2013


An Exhibit “Henri Labrouste (1801- 1875), architect. Highlighting the structure”




This is the title of the recent exhibit devoted to Henri Labrouste, organized in Paris in close collaboration between Corinne Belier, Commissioner of the Exhibit and Chief Curator of the Musee des Monuments Nationaux at the Centre de l’Architecture et du Patrimoine, Barry Bergdoll, Commissioner of the Exhibit and Chief Curator of the Philip Johnson Department of Architecture and Design at the Museum of Modern Art (MOMA) in New York and Marc Le Cœur, Commissioner of the exhibit, the Bibliotheque Nationale de France and  the participation of the Academie de l'Architecture and  the Bibliothèque Sainte-Geneviève. The scenography by Manuelle Gautrand.
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This bilateral collaboration will continue through the spring of 2013 when the exhibit opens at the MOMA. New York. (March 10 – June 2, 2013)

It is for the first time that such a double homage is paid, on both sides of the Atlantic to this leader of of romantic architects, much admired by Viollet le Duc, but far less well known.

Moreover, Labrouste not only left a deep imprint on the French architecture of his time, he also attracted the attention of his profession in the United States. Let us not forget that Labrouste was recognized as a member of the prestigious association the American Institute of Architects (AIA).

He was certainly a source of inspiration for Richard Morris Hunt, Charles Follen McKim (Boston) and Louis Sullivan but also Henry-Russell Hitchcock. All enthusiast admirers of the architectural innovations illustrated in the two Parisian “Bibliotheques”, Labrouste’s chef d'oeuvres: the reading room of the Bibliotheque Nationale and the Bibliotheque Sainte Genevieve.

Labrouste incorporates traditional art and materials- stone, wood, glass, sculpture and paint- which he audaciously combined with new materials - caste iron and iron. His vision of a new approach to lighting is original. He takes advantage of new technologies permitting to play thanks to glass canopies with the zenithenal light, at night having recourse to gas light, so innovator, as for example at the Bibliotheque Nationale. Its reading room, landmarked monument, whose renovation is scheduled for completion in the spring of 2014, together will be with the Bibliotheque Sainte Genevieve, a key architectural iconic model along been a "temple of knowledge"

Redacted by Seyna Bacot
Translation by Cynthia Lasserre de Vezeronce

Isabelle Michard

First Richard morris hunt Scholar
FIVE WEEKS IN THE USA
HISTORIC INDUSTRIAL SITES

by Isabelle Michard


It is fascinating and encouraging to see how a series of marvellous coincidences can flow from a single act. I have just had this experience!

On December 4, 2011, I applied for the Richard Morris Hunt Fellowship. As the Architecte des Batimentsde France in Moselle, I work on behalf of the the Ministry of Culture to protect the built heritage in my region. I monitor the quality and integrity of protected zones around designated historic monuments. I met the RMHF Juryand presented my research topic: the industrial heritage of Moselle, which is known for its industry, its steel factories, and especially its coal mines. Today this area is deteriorating, its landscape is polluted and abandoned, and its future is in question, to say the least. I did not receive the Fellowship, but the jury, struck by the timeliness of my topic, decided to create the first RMH Scholar Residency. I became the first Hunt Scholar and was invited to spend five weeks researching in the United States.

On June 30, 2012, UNESCO designated the North Mines of Pas de Calais as a the World Heritage Site. It was the first industrial basin to receive this recognition. Our Minister of Culture and Communication, Madame Aurélie Filippetti, stated that «This designation brings with it the recognition of the lost world of mining to which the universal and exceptional value of this cultural, industrial, and social landscape pays hommage.» Moselle is not cited, but there is a clear reference to a universal heritage, and this awareness shows an evolution of attitudes.

I left for the East Coast of the United States on July 1st, 2012. Designed by AAF, my program would allow me to explore American industrial heritage and to compare the French and American approaches, from Philadelphia to Washington, Baltimore, Bethlehem, then Lowell, New Bedford, Nantucket, and finally Chicago and Gary.


I met politicians, professionals, and residents. As a French architect accustomed to the consultation approach which came from the 2000“Urban Solidarity and Renewal Law”, I was particularly interested in the notion of the “neighborhood organization”. The workshops I attended were not “the paper” presented and prepared by professionals for residents and organizations. Instead, the project was a collaborative process, often starting with guidelines, a compromise between the needs and constraints of all parties.

On another note, I found the social, political and financial dynamic in the US to be very unlike the «tabula rasa» response typical in Moselle in the face of these industrial remains associated with joblessness, pollution, and economic difficulties.

After these few ‘American weeks’, I have a fond hope that the adaptive reuse of industrial sites will take account of the presence of the structures which are often “markers” in the landscape, emblematic of the sites’ earlier activities; that the ranking of buildings to be conserved will depend on their architectural, historical, and symbolic value; and that their capacity to be transformed to house new uses and contemporary architecture will be studied.

The mix of functions and ownership must be a priority in order to allow the creation of places with a diversified life, and to avoid limiting the site to a single use, which is of doubtful value economically for the site as well as socially for a much larger geographic area.

The State and communities dependant on local, flexible urban regulations owe it to themselves to partner with local private initiatives in order to guarantee equal opportunities to territories in those of our regions already marked by the closure of these industrial sites.


Thank you for your confidence in me, for helping the mission of the first RMH Scholar to succeed. I hope that my Scholar Final Report will be useful to our profession.

 

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France.

In November, 2010, les Compagnons have been registered by the UNESCO as being part of the representative list of Intangible Cultural Heritage.

The Companionship, based on methods and organizational structure originally initiated in the middle ages is a unique network for the transmission of knowledge and identity through the trades. It provides lifelong training which continually adapts to the evolution of social environment, while linking the development and the fulfillment of the individual, with the respect for universal values.

While some may believe that the Compagnons, keeping up so much with their traditions, are only concerned with the past, dedicated only to skills applicable to historical preservation, the reality is that efforts are also directed toward the future. In the past, only men were members of the Companionship but now women are fully admitted and companions believe that it is important to stay competent on an international level and develop creativity and innovation in all sectors of industry and crafts.

In June 2012, Robert Hotes, 2011 Richard Morris Hunt Fellow has been invited to join for some days the Compagnons. There, he has been exposed to their methods of transmitting knowledge which relies on two great principles:
Travel - helping to develop the individual through personal experiences in France and in the world ;
Sharing - encouraging the people who are learning to pass on their knowledge, not only using their skills in the trade.

Bob Hotes was following the path of many of the RMH American Fellows in residence in France.

We are proud and grateful of having been accepted as a “partner” in the training of the Compagnons du Devoir et du Tour de France.

 

The Vanderbilt and Richard Morris Hunt in New York

A fascinating vision of a world, a time, one of the masterwork, not in existence anymore, of Richard Morris Hunt.

http://www.city-journal.org/html/6_4_urbanities-the_man_who.html

 

WANG SHU AND THE « LECON INAUGURALE » OF ECOLE DE CHAILLOT, IN PARIS

For the first time at the Ecole de Chaillot, a foreign architect was invited to the prestigious « Leçon inaugurale ».

WANG SHU,

Global Award for sustainable Architecture in 2007,

Grande médaille d’or de l’Académie d’Architecture de Paris, in 2011

In February 2012, Wang Shu will be the winner of the prestigious Pritzker Prize. France had already fully recognized his extraordinary merit.

He graduated with a degree in architecture from South-East University of Nankin and earned his PHD in 2000 at Tongji University of Shanghai.

In 1998, with his wife, Lu Wenyu, he established his agency Amateur Architecture Studio in Hangzhou. Currently he holds the position of Director of Architecture Department at the University of Hangzhou.

Wang Shu demonstrates a sensitive and poetic approach with traditional savoir-faire, using a very contemporary architectural vocabulary.

Some of his works :

  • Ningbo contemporary Art Museum (2006)
  • In the city of Hangzhou, Zhongshan street renovation
  • The Garden of Tiles at the 10th Venice Biennal (2006)
  • The Tengtou-Ningbo pavilion at the Shanghai Universal Exhibition (2010).

WANG-SHU joins the tradition of the « Leçon inaugurale » of Chaillot, a link between creation, history and patrimony. He re-discovers tradition, comprehends it and transcends it.

It is clear that the French architectural elite are taking notice of this talented architect.

 

Latest news about La Cite Radieuse of Le Corbusier

1952, Le Corbusier was building la Cité Radieuse in Marseille.
60 years later, a fire devastates the first floors.

The designer Ora-Ito had projected to convert the roof-terrace gymnasium into a contemporary art center, part of the metamorphosis of Marseille, European Culture Capital in 2013.

Let us wish that Ora-Ito's dream will meet Le Corbusier's.

 

The Barnes: A ravishing building, but cut of

Elsa Ricaud becomes the 23rd RMH Fellow

On December 3, 2011 a Franco-American Jury, meeting at the George C. Marshall Center, in the Hôtel de Talleyrand, in Paris, recognizes Elsa Ricaud as the 2012 RMH Fellow.

JAEN - A CATHEDRAL - A SQUARE - A 21st CENTURY WORK OF ART

In the historic center of Jaen, the architect Salvador Perez Arroyo, following the pure Castillan tradition of a plaza mayor submitted an innovative design for a square that sublimates the magnificent Renaissance facade of the Santa Maria cathedral, built on the site of a former mosque.

 A brilliant example of 21st century Andalousian town planning: a long series of debates took place before the adoption of this plan for the new agora which might now be considered a model for all city squares.

 The luminous cathedral facade soars upward ethereally from an empty space occupied by only seven fountains, illuminated at night, and punctuated by copper paving stones set out in the rhythm of the pillars in the nave of the church. Also in copper are the rays of an encrusted sun dial. The square has been paved in black Portuguese granite.

 The abundant play of water effectively counterbalances the heat prevalent during certain months, thereby making the square a convivial, pleasant venue for the traditional paseo.

 

Jaén cathédrale

 

The Winemaker and the Architect

French Heritage Society granted by "Médaille de Grand Mécène"

Frederic Mitterrand, minister of Culture and Communication in France, presents the distinction of "Grand Mécène de la culture" (Grand Patron of Culture) to the French Heritage Society

http://www.mecenat.culture.gouv.fr/actu2011.php